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Jacqueline Pradère : ne pas se relâcher.
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Ma grand-mère a prié
Ma grand-mère a prié pour moi pendant de longues années. Enfant, ma crainte de l’Eternel la réjouissait mais, adolescente, je l’ai rendue malheureuse. Tout bouillonnait en moi : ma soif de Dieu, mes efforts infructueux pour lui plaire, en même temps que mes révoltes, mes colères incontrôlées, mon cynisme. Elle ne voyait qu’un seul côté de la guerre en moi : combien l’enfant sage avait changé ! Elle restait silencieuse, elle priait, priait...
Elle n’a pas vu l’exaucement. "A la grâce de Dieu !", a-t-elle murmuré à mon sujet quand elle s’est éteinte ; ce furent ses derniers mots.
Enfin convaincue
Mais son enterrement m’a bouleversée. Après trois mois de lutte, lors d’une réunion, j’ai compris que c’était à moi que Jésus disait : veux-tu être guérie ? (Jn. 5.6) et je lui ai abandonné ma vie.
Nous aussi, prions pour nos proches
Alors, frères et sœurs qui intercédez, ne vous découragez pas. Dieu est fidèle, toutes nos prières ardentes résonnent très fort dans le Royaume, aucune n’échappe au Seigneur parce que c’est le Saint-Esprit qui lutte et qui les inspire.
N’essayons pas nous-mêmes de changer les choses, contentons-nous d’aimer et de les abandonner avec persévérance au Père qui incline doucement les cœurs. Donnons-lui le temps de faire son œuvre sans nous laisser influencer par ce qui se voit, puisque, nous le savons bien, nous possédons déjà la chose que nous lui avons demandée (1Jn 5/14-15).
Ne pas se relâcher de croire, d’espérer, de plaider, de crier, d’attendre.
Que le Saint-Esprit nous aide !
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